Comment survivre ?

Cela fait bientôt 4 ans que mes parents ne sont plus là. J’avais 24 ans. Comment survivre à ça ? Comment imaginer l’avenir sans « adulte » pour m’aider à prendre le bon chemin, à concrétiser mes projets et à m’épauler en toutes circonstances. Comment imaginer construire quelque chose sans pouvoir leur montrer et aspirer à lire de la fierté dans leurs yeux. Et pourtant.

J’ai cru chavirer, tantôt emportée par la rage, tantôt par la tristesse. Le déni parfois. J’ai cru que les maux allaient finir par passer et puis, après 4 ans, je ne sais pas si c’est la première année qui a été la plus dure ou si c’est maintenant. Je crois que ce sera tout le temps, jusqu’à la fin de mes jours.

Je n’ai pas voulu sombrer, pendant toutes ces journées, ces mois à ne penser qu’à ça. Tout le monde me disait « qu’est-ce que tu es forte ». Je vivais comme un automate, en apparence calme, assurante et puis en réalité, un tourbillon s’opérait dans ma tête. Et puis, comme un ras le bol de cet état végétatif, j’ai voulu me battre. Après tout, peut être que les gens avaient raison ? Peut-être que oui, j’étais forte !

Mes parents n’étaient plus là, mais moi oui.

La vie doit continuer, je dois absolument me battre et me relever. La première question que j’ai posé dans ce texte, c’est « Comment survivre à ça » ?

Ma réponse est toute simple : Belge une fois. Car oui, c’est suite à ce drame que ce projet est né officiellement. J’ai pu trouver un échappatoire, travailler me permettait de ne pas y penser. J’imagine d’une certaine façon la fierté dans leurs yeux.

Ceci n’est pas une plainte, ceci est un message d’espoir. Dans toute expérience de vie qui nous semble insurmontable, il y a une lumière, il faut simplement la voir et s’en servir à bonne escient.

Ce texte est très personnel mais relate la réalité de la création de ce joli projet qu’est Belge une fois. Ma volonté ici, c’est de rappeler combien la vie est belle et qu’il faut en profiter.

Car oui, mes parents ne verront jamais ce que nous avons construit avec mon amoureux, Arthur. La marque, le magasin, notre maison, nos futurs enfants. Car oui, je ne peux plus appeler ma mère pour lui demander conseil sur la cuisson des brocolis ou faire une virée shopping. Mais, je sais qu’au fond de moi, elle est là et je peux deviner ses réponses à mes questions.

Tout ça pour dire, vivez, avec un grand V, réalisez vos rêves, vos projets. Maintenant. N’attendez pas demain.

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